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Revue La Plongée              


SOUPER CONFÉRENCE

M. Jean Laliberté
photographe sous-marin

Samedi soir, 15 janvier 2005

Photographies : Bernard Regimbeau, Ludovic Andrivon et Philippe Beaudry

C'est dans une salle aux variations de température digne du Québec, qu'Hélène (malheureusement absente pour cause de travail) et Martin Le Solitaire nous avaient convié à une soirée rencontre avec le photographe autodidacte Jean Laliberté. 20 diables (+ 2 conjointes) étaient au rendez-vous. Ce denier s'est présenté comme étant une homme simple de 65 ans, ex-policier à la retraite depuis 20 ans. On voit une fougue, qui ne laisse personne indifférent, car on ressent sa passion pour diverses choses dont la photographie mais aussi la construction de boîtiers. Richard Larocque, élève il y a plus de 20 ans de cet homme de passion, nous avait laissé un mot lu par Serge, par lequel il expliquait son absence de REER par ses investissements photographiques ainsi que sa passion pour la photographie transmise par notre conférencier.

La présentation s'effectua dans un premier temps avec des photos 35 mm avant le repas. Je suis un peu déçu car plusieurs de ces clichés m'apparaissent sous-exposés. Mais après notre repas, notre photographe constructeur sort des chariots de diapositives 2 ¼ qui sont une révélations de jeux de lumière, de macro, de petits animaux, et de couleurs fantastiques que regorge le Saint-Laurent marin. Loin de se limiter à faire de beaux clichés inédits, sa passion va jusqu'à mémoriser les nom latins des individus photographiés mais aussi le contexte et le type d'équipement avec lequel il a pris sa photos. Le clou, ce sont ses photos prises à angle, grâce à un appareil de sa propre construction qui permet une mise au point sur l'ensemble du sujet, car la lentille est à angle par rapport à la pellicule qui est aussi à angle par rapport au sujet.

Enfin toute une soirée, trop courte pour apprécié tous les colorations des animaux sous l'oeil de cet artisan passionné. Un homme si accessible, qui nous fait découvrir et redécouvrir la vie marine pour raviver notre passion de la plongée aux Escoumins.

Un gros merci à Hélène et Martin pour cette soirée intense et passionnée et bonne année 2005 avec la santé ainsi que beaucoup de plongée à tous les absents.

Paul-Yves

C’était à l’hiver 1982, Bernard Régimbeau, le Maître-Diable, lançait l’invitation pour une soirée d’information sur la photo sous-marine à Longueuil. Un certain Jean Laliberté y serait l’instructeur. Je loue donc un beau Nikonos III chez Béchard Sports à St-Jean et puis en route pour une piscine dont j’ai oublié le nom à Longueuil. Il y a là pas mal de monde, mais du haut de mes 17 ans, bien peu de ces « vieux » m’auront remarqué.

Ça n’aura pas pris beaucoup de temps pour réaliser que Jean Laliberté est tout un personnage. Il se présente comme un ex-policier récemment retraité. Il nous dit qu’il fabrique ses appareils et vit littéralement dans son atelier. Par contre, quand il nous a montré sa version d’un Hasselblad sous-marin, tout d’un coup on l’a pris pas mal plus au sérieux. Alors qu’on pensait aux Instamatics, lui jouait du deux et quart sous l’eau!

Son exposé portait autant sur la photographie sous-marine que sur la construction de caissons étanches. Pour moi, c’était la réalisation que le commun des mortels pouvait construire lui-même un boîtier, y mettre un appareil valant plusieurs semaines de salaire (d’adolescent) et l’utiliser sous l’eau sans risque. La soirée s’est poursuivi avec des essais en piscine.

Non seulement, c’était le début d’une passion pour la photo sous-marine mais Jean Laliberté a aussi été le déclencheur d’un goût pour le bricolage étanche. Ainsi, mon très précieux « Pentax Me » s’est retrouvé en caisson, puis ce fut l’époque des lampes de plongée suivies des flashs et finalement d’un caisson vidéo. J’ai dû me rendre à l’évidence que je n’avais ni le talent ou la patience de Jean, ni… les moyens d’avoir un tour et une fraiseuse dans mon appartement d’étudiant en biologie.

Après ce premier contact, Jean a eu droit à plusieurs appels téléphoniques où il a pris beaucoup de temps pour répondre à des questions certainement élémentaires pour lui mais essentielles pour un débutant. Il a donné biens des trucs mais il a surtout su développer ma curiosité devant les problèmes techniques en apparence insolubles. Une curiosité qui ne s’est jamais éteinte.

Les années ont passé. Son nom refaisait surface de temps à autre et on me dit qu’il passait tout son temps libre aux Escoumins. Le hasard a fait que nos chemins ne se sont jamais recroisés. Par contre, il me fait un grand plaisir ce soir de lui rappeler ou peut-être même de lui apprendre que c’est lui qui m’a fait découvrir la photo sous-marine et que je serais peut-être un peu plus riche aujourd’hui si je ne l’avais pas rencontré… et j’en suis bien fier.

Richard Larocque
Photographe éternellement amateur, biologiste, fonctionnaire et plus que 16 ans avant la retraite!

Première présence de M. Laliberté chez les Diables en 1981

Une soirée signée Laliberté

Dans le cadre des activités du Club Les Diables des Mers, M. Bernard Regimbeau avait organisé en mai dernier, une conférence sur la photo sous-marine.
Il s'agissait d'une rencontre d'une seule soirée avec un "amateur" (à prendre dans le sens "adepte TRÈS averti") de photos et de gadgets.
M. Jean Laliberté a su en quelques heures nous débroussailler les idées et nous donner une foule de trucs. Bien connu des plongeurs de la Rive Sud de Montréal, pour son ingéniosité et son humour, M. Laliberté ne nous a rien caché des secrets de son art.
D'autres conférences de ce type sont à prévoir.
L'initiative de Bernard, Agent de Développement en Plongée, est certainement à souligner. Comme quoi des conférences et des mini-stages, ça peut fonctionner !

Revue LA PLONGÉE, juillet - août 1981

 


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Dernière mise à jour:  27 mars, 2006