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Revue La Plongée              


Découverte du lac Saint-François

Récif du Grenadier
Saint-Zotique (Québec)

Samedi le 3 août 2002

Un texte de Paul-Yves Noël

Après un court trajet d’auto de Montréal, moins d’une heure, on arrive à 9h00 au point de rencontre à Saint-Zotique chez Les Explorateurs Sous-Marins. On est le dernier groupe (Françoise Beaudoin, Stéphane Larivière et moi-même) à arriver. Installés ou presque avec leurs équipements sur le confortable ponton de 35 pieds de long, il y avait André Marchand et Diane Patenaude, Mathieu Roy, Pierre Bourque, Syed Mohamed et Marie-Claude Laroche, ainsi que notre super G.O. de la journée Robert LaSalle et son copain Jean Fiset.

Après moins de 20 minutes de bateau, on arrive à l’île du Grenadier, notre premier site de plongée. Robert nous explique le site avant de sauter à l’eau. C’est une sorte de prairie sous-marine atteignant moins de 20 pieds de profondeur comportant un plateau à 10 pieds. La flore y est abondante et luxuriante à ce temps-ci de l’année, avec des pousses allant jusqu’à 4 pieds. Cette prairie cache presque toute la faune à qui ne veut s’aventurer à l’intérieur. Sur les algues qui courbent légèrement à cause du faible courant, nichent de nombreux gastéropodes. L’eau y est magnifiquement limpide avec plus de 35 pieds de visibilité. Ce qui permet aux rayons de soleil d’étinceler de toutes leurs couleurs les crapets soleil qui ondulent entre les sommets des algues. Ce décor nous procure une saveur toute tropicale dans cette eau à 22.4°C (72°F). Dès le départ de notre plongée, on observe à volonté une belle carpe blanche (allemande) de plus de 14 pouces. En voulant lui toucher la queue, elle déguerpit à la grande surprise de Françoise. Par la suite, j’observe fuyant rapidement, ce que je crois être un maski ! Par la suite on observe beaucoup de bancs de petits poissons (moins de 2 pouces) qui vont parmi les herbages. Mais le temps file... Et je constate avec Françoise que notre temps de plongée approche les deux heures, mais on a toujours suffisamment d’air. Ayant confirmé avant de plonger avec le responsable du ponton quel était le temps maximal (il n’y en avait pas), nous continuons donc notre plongée pour observer un achigan qui nous observe par devant, par derrière, sur le côté, un vrai boxeur… Quand, soudainement, Françoise se fait tirer son drapeau de plongée par la surface. Il semble qu’un des gars à bord était exaspérer de nous attendre… après plus de 135 minutes (2h15min) de plongée. On remonte rapidement à bord, et nous revenons illico presto à la base de plongée. Arrivés, on fait remplir nos cylindres (moins de 2 minutes pour une 3500 lbs !), et mangeons en moins de 10 minutes, pour repartir sur notre deuxième site de plongée.

Finalement notre départ est un peu retardé, car le moteur du deuxième ponton ne démarre pas et Jacques "Hors-Bord" n’est pas avec nous pour effectuer les réparations. Ainsi, ils transfèrent un groupe de certification sur notre ponton, destination le pont des “chars“ (trains). Là, nous sommes bien avertit de la nouvelle règle de la base de plongée, MAXIMUM UNE HEURE pour la plongée. La végétation est différente de celle du matin. Le sol, plus inégal et rocailleux, est garni de plusieurs trous (2 pieds de diamètre) ou fosses entre les herbes. On découvre rapidement un petit maskinongé (eh oui, fond jaune-vert pâle avec des tâches sombres) d’environ trois pouces, que l’on peut observer à volonté… sans appareil photo. Un peu plus loin, on observe de même dimension un grand brochet (fond gris foncé et tacheté pâle) sans appareil photo également !!!  Les crapets soleils sont toujours dans notre environnement parmi cette nature aquatique. On fouille les herbes pour y découvrir plein de vie et parfois de grosses perchaudes effarouchées. Au retour, on découvre une anguille d’environ 18 pouces qui s’efface rapidement parmi les herbages. Et l’on retrouve le bateau grâce à la mauvaise visibilité laissée par le groupe de certification. Malheureusement, notre plongée se termine après seulement 64 minutes et encore beaucoup d’air disponible.

On reparle de nos plongées autour d’une "petite froide", et on se sépare pour revenir à la maison. En résumé, probablement un record de durée de plongée pour certains, mais avant tout un G.O. qui nous choisi des sites superbes avec une organisation abordable et bien équipée. Une journée de rêve pour tout plongeur sur un plan d’eau douce poissonneux et près de Montréal.

Je profite de l'occasion pour remercier Mathieu Roy et Pierre Bourque pour leur patience durant notre escapade de plongée. Nous étions donc 11 plongeurs en tout, dont 4 qui nous ont quitté sur l'heure du lunch. Robert et Mathieu ont pris quelques photos du groupe en fin de journée, qui seront disponibles sous peu.

Merci Robert pour cette découverte du lac Saint-François.

Paul-Yves

 

Un grand merci à Robert Lasalle de m'avoir fait découvrir la plongée au lac St-François. Tout ce que j'avais entendu précédemment, c'était: petite plongée ordinaire, seulement 20 pieds, pas grand chose à voir...

Qu'on se détrompe, c'est là que j'ai fait une des plus belles plongées depuis longtemps. On n'a pas besoin de plus de 20 pieds lorsque la température ressemble à celle de samedi. Le site était tapissé d'algues verdoyantes que le soleil éclairait de ses reflets les plus éclatants. J'y ai découvert une faune aquatique abondante comme nulle part ailleurs, pleine de santé et vêtue d'uniformes de camouflage aussi colorés que leur habitat.

Eau tiède, peu profonde, courant minime, tout ça pour se prélasser sous l'eau pendant 1h45. Ça valait vraiment la peine. Dommage que je n'aie pu faire la seconde plongée devant être de retour tôt en après-midi. Je compte cependant bien y retourner.

André Marchand

 


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Dernière mise à jour:  30 juillet, 2006