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Revue La Plongée              


Nubble Light 2002

Fin de semaine de la St-Jean
22 au 24 juin 2002

Un texte de Marc-André Labrosse

Photographies numériques : André Marchand

Je me prépare donc pour le grand départ, je bourre mon auto de tout ce qui est nécessaire. Je suis un peu sur le gros nerf parce que ma famille a fêté mes quarante ans la semaine dernière mais la vrai fête c'est demain. Mon subconscient me travaille.... Je passe chez mes parents pour leur dire bonjour. Catastrophe, urgence, mes neveux Hubert et Gaspard se sont embarrés en dehors de chez eux. Leur mère est au travail et le professeur de clarinette arrive, sans parler de leur père qui vient les chercher pour le week-end. Je dois les sauver en voiturant mon père qui a les clés. J'effectue donc le sauvetage de mes neveux et après un bec reconnaissant de mon neveux Hubert, je part vers 12h30. J'arrive aux douanes : craintes, angoisse, je n'ai pas mon passeport ! Est-ce que le douanier va me laisser entrer au pays des merveilles ? Finalement ça se passe bien et me voilà roulant à tombeau ouvert sur les autoroutes américaines. L'itinéraire est précis je suis à York Beach dans le temps de le dire. Je m'installe donc en attendant les Diables.

Première journée
(celle ou j'ai quarante ans et qu’il pleut averse sur Nubble Ligth)

Je plonge très tôt avec notre Trésor. Celui-ci n'est pas dans notre chalet, il est ailleurs avec sa petite famille. En gros on est allé vers la pointe de gauche avec un petit arrêt dans le sable. On a vue des Hémitriptères et beaucoup de homards vigoureux, nous avons observé aussi plusieurs plies sur le fond de sable. La mise à l'eau est facile, pas trop de profondeur. Je me suis bien amusé, cela ressemble un peu à la Gaspésie en un peu plus froid. À la fin de la plongée, on remarque qu'en surface il pleut à boire debout. Je sors de l’eau aux trois quart de ma bouteille, je la garde donc sur le dos et j'attends l’arrivée du groupe pour enclencher immédiatement avec une autre plongée. Paul-Yves se porte volontaire… Ok Paul-Yves ! Il revient dix minutes plus tard pour m’apprendre qu’il a oublié son détendeur chez lui. Ah bon! cela doit être un geste manqué ou quelque chose comme ça, finalement il n'y a pas que mon subconscient qui travaille... Notre Trésor en profite : "Ok Malabrosse, je met mon 120 p3 haute pression et on y vas", dit-il. Il me dit aussi que Serge et Paul sont arrivés. Bravo la fête ne serait pas complète sans eux. Je vois Françoise avec son nouveau dry. Benoit et moi, on enchaîne donc vers la pointe de droite. Un petit mur d'anémone et un fond rocheux pleins de petites choses amusantes. Je sors et décide de faire la vigie en après-midi pour me permettre une petite plongée de nuit en soirée.

Après un petit dîner, le groupe part pour la deuxième plongée. Christiane et Françoise plongent ensemble. Françoise essaie son nouveau dry et j'espérait pouvoir rire un peu… Mais non, c'était sans compter sur son expérience, elle a maîtrisé la situation sans problème et son dry vas très bien. Christiane, qui l'accompagne, est en récupération d'habilité à ce que j'ai compris. Elle est de plus en plus souriante, plongée après plongées. Bon, le club des doubles se prépare. Guy et Serge avait un grand plan : le tour de l'île du phare, on ne rit plus. Mais entre temps, le brouillard s'est levé et là, c’est la divemaster, le grand manitou, la SS (surveillant de surface ) dirait certain, qui a tranché : "Non les gars trop dangereux de vous perdre !… On y voit pas à 10 pieds en surface !" Ce sera donc une plongée un peu plus standard. On retourne donc au chalet. Soudain la nouvelle arrive : Catastrophe ! Le club des doubles a eu des problèmes.... Serge s'est foulé la cheville. Il arrive, boitillant, supporté physiquement par deux Diables et moralement par tout le monde. Pour faire une histoire courte, nous avons réussi à lui enlever son dry sans qu'il crie trop fort (il a crié un peu quand même…). Nous avons pu vérifier la couleur de ces bobettes et sa cheville avait des reflets bleutés. On lui a mis de la glace. C'est un évènement malheureux. Il garde son sang-froid. Mais déjà les bruits courts que sa blessure va compromettre ses projets de plongée pour les prochaines semaines...

Bon tant pis, Benoit, Maryse et moi, on se prépare. Plongée de nuit en vue, le souper attendra. 19h30 à l'eau, Jean-François Blard fait la vigie. Maryse est une nouvelle venue qui accompagne Jean-François. Une femme très généreuse, vous verrez pourquoi un peu plus tard. Comme nous sommes au solstice d'été, il fait clair même à 19h30. Je ne m'inquiète donc pas trop quand je m'aperçois que ma lampe que j'ai eu en cadeau pour mes quarante ans ne fonctionne pas après seulement une plongée ! Mais Maryse s'en aperçoit au milieu de la plongée. Elle m'offre donc gentiment son backup. Je me demande un moment si je vais lui faire comprendre que j'ai moi aussi un backup dans ma poche de dry mais que je le réserve pour un cas d'urgence. Bof finalement j'accepte sa lampe. À la fin de la plongée, sa lampe principale fait défaut. Je lui offre alors triomphalement ma lampe de backup! C'est ainsi que j'ai fait connaissance avec Maryse, nous avons échangé nos lampes sous l'eau, scellant ainsi une relation de copain, maintenant à toute épreuve. On retourne au chalet et là oui surprise, mes amis Diables m'ont préparé une petite fête pour mes quarante ans. Un beau gâteau vraiment, et oui, encore une fois on m'a demandé de dire à voix haute le titre de ma maîtrise en physique mathématique.

Deuxième journée

Je passe mon tour pour la plongée du matin en espérant en faire une en après-midi et une autre en soirée. Je paresse donc au chalet. Les gens reviennent et je commence à me chercher des copains pour l'après-midi. Maryse et Jean-François se présentent. Youpi, on va plonger ! Mon plan, c'est de faire une première plongée, de rester habillé et d'en faire une seconde de nuit après. Le plan de plongée de la première: Nous allons vers la pointe de gauche, on explore celle-ci, on revient. Je me prends un repère à la boussole car j'ai été promu navigateur en chef. Alors une ou deux poules d'eau plus tard et un fond assez intéressant, on se retrouve dans un endroit où tout est différent. La mer est plus agitée, un peu de courant, relief très intéressant. Plusieurs bancs de petits poissons. Je me demande si on ne s'est pas aventuré trop loin. Le plan de plongée est simple et on a qu'à suivre la paroi rocheuse pour revenir mais... Je fais signe à Maryse et Jean-François que je vais jeter un coup d'œil en haut pour vérifier. Oups, le brouillard s'est levé ! Un monde blanc et sans repère, l'Europe d'un côté, l'Amérique de l'autre. Mais le phare qui fait un bruit de phoque en chaleur est précisément à l'endroit où il doit être selon le plan projeté. On est ok. Je descends on vas continuer à explorer 5 minutes et puis on retourne. Maryse et moi, on passe au-dessus d'une roche qui nous amène à 10 pieds de la surface. On se fait brasser, et puis tous d'un coup, on voit un monstre, une bibitte massive de trois pieds de long,  avec une forme de thon qui nous fonce dessus. Je la vois et je pense à la petite remarque de Paul sur les requins blancs (il parait qu'il y en a !). J'ai à peine le temps d'avoir peur qu’elle se sauve en me montrant des rayures sur le côté qui me rassure : Ce n'est pas un requin, mais plutôt un bar rayé. On revient après cette belle plongée.

La plongée du soir était une vrai plongée de nuit, nous étions 5 de front avec beaucoup de lampes puissantes. On ressemblait à un groupe de plongeurs techno en vadrouille. Là encore on a fait du chemin et ce fut une belle plongée. Le soir on a eu droit à un petit festival de homard préparé entre autre par la compagne vietnamienne de Paul-Yves.

Troisième journée

Je retourne à Montréal en écoutant la 9ième de Beethoven à tue-tête pendant tout le trajet. Finalement le cap des quarante ans s’est passé dans un doux moment d'euphorie grâce à la compagnie d'une belle petite troupe de Diables et de Diablesses.

Merci à vous tous,

Marc-André

 


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Dernière mise à jour:  25 avril, 2007