Nous avons passé une fin de semaine bien remplie. Nous sommes revenus avec
le sentiment d'avoir réalisé quelque chose qui sera longtemps dans nos
mémoires.
Le plaisir a été d'arpenter ce gros navire (plus de 100 pieds de long) et
de découvrir avec surprise toutes ces pièces jusqu'au fond des cales. Il n'y
avait pas beaucoup d'espace perdu dans ce navire. Très intéressant de voir ce
que le génie humain peut faire de si ordonné. Je peux mieux relier ces photos,
que Richard Larocque a si bien cadré avec sa caméra, et la réalité. Les
dortoirs, rangement de classeurs, salles de contrôle, entrepôt de munitions,
salles des machines, etc. La plupart des pièces qu'on a vu seront condamnées
vu l'étroitesse des lieux. Seules les pièces plus grandes, et dépouillées de
leur décor seront explorables sous l'eau.
Il y avait une "belle gang", je ne me rappelle pas de tous les
noms. Quelques Diables, Luc Boissonneault l'organisateur, sa conjointe, et un
bon groupe de Saint-Hyacinthe (le doc, le goéland, etc), un couple de militaire
qui revenait de Bosnie quelques jours plus tôt, le fils de Réjean Roy, Yannick
Hervieux, un couple de Saint-Bruno, on était 15 en tout. Quelques Diables et
quelques Diables en devenir, ils l'ont promis. On en a déplacé de la
ferraille, il en reste encore à déplacer.
Jean-Pierre nous a bien accueilli, un souper dans un restaurant local a servi
à dévoiler la belle estampe que Suzanne Duranceau a conçue pour l'occasion.
Nous avons été les premiers à marquer nos carnets de plongée signé de la
main de Jean-Pierre. Luc avait fait faire des t-shirts pour l'occasion, encore
une belle signature de Jean-Pierre sur le tissus. La plupart d'entre nous sommes
retournés au bateau dimanche pour faire avancer le dossier nettoyage. Nous
avons rapporté quelques souvenirs dans nos têtes et plusieurs ont promis de
revenir plus tard cet été. Nous avons tous laissé notre signature sur un mur
extérieur.
Pour notre part, nous avons rapporté quelques posters du Nipigon que je
compte bien afficher au bassin du stade. Nous avons laissé un poster au vendeur
de crème glacé de Cacouna (à l'intersection de la 20 et de la 132 à l'est de
Rivière du Loup, à coté du Pétro-Canada). Arrêtez voir ce sympathique
crémier, quand vous passerez par là. Il fait sa propre crème glacée selon
une recette italienne qu'il est allé maîtriser lui-même en Italie. Des
touristes de tous les coins de la planète arrêtent chez lui, j'ai pensé qu'un
poster pourrait aider la cause de Jean-Pierre. Si vous arrêtez le voir,
dites-lui que vous êtes plongeurs aussi.
Ne croyez pas qu'on a tout fait ce week-end, il y en a pour tous à faire.
Jean-Pierre sera très heureux de vous voir là-bas. Apportez vos vieux
vêtements, quelques outils, des perceuses à pile. Des souliers et un chapeau de
sécurité et des bouchons sont une option si vous en avez. C'est un peu
salissant et très motivant, personne ne s'est blessé sauf quelques rares
prunes sur la tête.
Pour ma part, je compte bien y retourner cet été, Richard Larocque m'a bien
parlé de plongée et m'a fait découvrir un restaurant où les pétoncles
semblent avoir été cuites au paradis.
Les photos vont venir sûrement bientôt, il avait pas moins de 7 caméras
pour la photo de groupe sur la plate-forme de l'hélicoptère! Après le passage
de tous cette année, on aura un gigantesque album photo qu'on complétera avec
des photos sous-marines.
Le bateau n'est pas encore sous l'eau, il y a encore beaucoup à faire d'ici
là. Tout soutient de votre part sera apprécié et fera avancer le projet.
Jean-Pierre a besoin de vous, allez y, vous n'aurez pas de regrets.
À quand le prochain groupe ?
Jean Rondeau
Ce fut en effet une excellente
fin de semaine ! Et comme je n'avais pas vraiment rien à vendre ou à
acheter (bien que je serais allé plus pour le coté "social")
j'étais absent du Grand Bazar des Diables pour participer à cette autre activité pour
la même bonne cause.
Ce fut très plaisant comme a dit Jean de faire le tour des dédales
de l'intérieur du Nipigon (qui mesure en fait 366 pieds de long),
beaucoup d'endroit que peu de gens verront sauf ceux qui auront
participé au nettoyage (avis aux intéressés ... il en reste de la job
avant de le couler). Des marins ont écrit des mots sur différentes
pièces dans la salle des machines pour exprimer leur attachement au
navire qui fut retiré du service en 1998, c'était comme si on sentait
encore leur présence. Pour revenir au nettoyage, le recycleur en
enlève plus à chaque semaine, bientôt ce dont on aura besoin ce sera
beaucoup de balais et des pelles carrées pour tout ramasser les
restants, mais en fait toute l'aide possible est très appréciée de
Jean-Pierre et il vous en sera très reconnaissant.
Pensez-y, vous pouvez le voir le Nipigon aujourd'hui au-dessus de
l'eau. Cela vous permettra de mieux apprécier vos plongées lorsqu'il
sera sous l'eau !
Encore merci à Luc pour l'organisation et à tout le groupe qui
était là, c'était justement du bien bon monde, parfait pour devenir
des Diables ... voici la photo de groupe de dimanche (à laquelle il
manque 2 personnes qui étaient là samedi).
Yannick Hervieux

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Un mot sur notre week-end passé sur le Nipigon et de l'évolution des
travaux. Nous avons été accueillis à Rimouski par une superbe aurore boréale
dansant au-dessus de la mer et qui semblait nous saluer. Ce fût une
introduction fidèle, car nous avons rencontrer des gens souriants et
accueillants pendant tout notre séjour.
Nous sommes descendus aux "chic" résidences du Cégep de Rimouski,
le Holiday Inn étudiant de la région, chambres peu dispendieuses, douches
très propres et eau chaude à volonté, c'est tout ce que nous avions besoin
pour accomplir notre mission. J'ai vite fais d'empiler quelques bières dans le
réfrigérateur de ma chambre, question de souhaiter la bienvenue à tous. Vers
les onze heures, un peu de vacarme au bout du corridor, un bruit qui s'approche,
et voilà Yannick et Jean qui se pointent dans la porte de la chambre.... Ils
sont venus renforcer les rangs des Diables et sauver la face avec Daniel
Latulippe et moi même. Ouff !!!!
Samedi, après un copieux déjeuner, la journée commence par une visite du
bateau, avec comme guide, le sympathique Dave. Vers 10 heures, les tâches nous
sont assignées. Il faut bouger pour nous réchauffer. Aussitôt la dynamique
s'installe... et c'est parti !!
Le démantèlement va à un train d'enfer, tout le monde bouge si vite, les
morceaux sortent à la filée et la pièce se vide en peu de temps, wow !! En
deux jours, nous avons vider 5 chambres de leurs meubles ainsi qu'une pièce qui
servait de rangement aux pièces de rechanges (mécanique). Un gros ménage a
été fait dans la salle des décisions, etc., etc.
Samedi soir avait été choisi pour se récompenser un peu; tous se sont
rencontrés à la Cage au Sport pour le souper et la remise des "goodies":
T-shirt du Nipigon avec mention de participation (seulement 12 du genre),
puis le premier à faire estampiller son carnet par Jean-Pierre Bouillon fut
Daniel Latulippe (têteux, têteux), le tout orthographié par Jean-Pierre, une
plaque de la R.E.A.Q. nous a également été remise. Dimanche, l'ambiance
était à son meilleur, nous étions devenu une vrai équipe... La visite de
Jean-Pierre sur le bateau nous confirme qu'on a fait un excellent travail. Le
tout s'est terminé par une visite du hangar à hélicoptère, une photo de
groupe avec des hourras! hourras! et le passage au fameux mur des signatures.
Et c'est la fin de notre accomplissement.... Des conversations colorées, des
poignées de mains chaleureuses et des bénévoles fiers et contents, c'est ce
que j'ai vu. Le Nipigon, ce mastodonte de 330 pieds de long, nous aura
marqués à jamais... et que de beaux souvenirs nous aurons en le plongeant !!!
Merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cette belle
activité.
L'événement a été si populaire que plusieurs ont manifesté le désir d'y
retourner. Comme le projet me tient à coeur , j'ai décider d'offrir la
possibilité aux absents du 20 et 21 avril dernier de participer à nouveau à
cette fierté... Il reste encore beaucoup de travail à faire et il y en a pour
tous les goûts, même pas besoin d'être plongeur ou adulte. Donc, les 4 et 5
mai prochain, on repart pour Rimouski avec la même recette...
Luc Boissonneault