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Épaves du St-Laurent 

Paul Beaudry, responsable

Brockville (Ontario), le 21 août 1999

Texte: Jean Rondeau

Après quelques changements et incertitudes, la journée de plongée s’organise avec Anik Cliche et Evan Calleia de Bottom Time Charter (bottomtime@sympatico.ca).

La journée sur un bateau Sea Ray de 30 pieds est en l’agréable compagnie de Tim Legate, maître plongeur et Wally Adams, président de la Save Ontario Shipwreck (www.saveontarioshipwrecks.on.ca) et directeur du chapitre de l’Est. La femme du capitaine pousse même la courtoisie en nous servant un thé chaud après les plongées.

Tim Legate
Eastern Ontario Director
R. R. #2, Jasper, Ontario - K0G 1G0

Save Ontario Shipwrecks

La première épave est située à 90 pieds de la surface. En route vers l’épave, la radio maritime nous laisse entendre qu’une personne a eu un léger accident de plongée à cette épave. L’évacuation vers la terre ferme est faite rapidement de sorte que je suis rassuré de l’organisation des secours, ainsi que ne pas être témoin de cet événement malheureux. Le Daryaw, construit en 1919, a coulé le 21 novembre 1941 après s’être échoué. Le bateau, qui a emporté la vie d’un membre d’équipage, repose à l’horizontale et à l’envers. La descente par le câble duquel le bateau est amarré est impressionnante puisque que la visibilité est de 40 pieds et le courant de quelques nœuds. Après de longues minutes dans le "brouillard", nous voyons apparaître les propulseurs et le gouvernail de cet imposant cargo d’acier. Les cales du bateau sont accessibles par le dessous et de nombreux poissons (carpes, brochets, perchaudes et dorés) nous y accompagnent, à l’abris du courant. Quelques cavités sont partiellement remplies de l’air de plongeurs passés par là auparavant. Je suis impressionné de me retrouver la tête "hors de l’eau" à 70 pieds de la surface. Après une courte conversation à l’air libre, le groupe poursuit la visite des ventilateurs d’entrepont. Le retour à la surface est interrompu par l’arrêt au pallier sécuritaire.

Le Muscallonge repose à 90 pieds de la surface et nous montre ses flans de bois brisés par la tragédie. Cette deuxième plongée sera aussi très particulière puisque nos hôtes nous permettent de plonger à environ 500 pieds en amont du bateau. La descente à 90 pieds est rapide et me fait penser à des parachutistes. La dérive par le fond nous fait voir un couvert de coquilles vides de petits mollusques. Une anguille de quelques pieds, cachée derrière une roche, se sauve lorsque je la saisie par la queue, à sa grande surprise. L’épave nous apparaît lentement dans cette visibilité d’environ 40 pieds. On découvre quelques vestiges (porcelaine, câbles et amarres d’acier, etc.) de ce qu’a déjà été le gréement du bateau. Ce site me semble très populaire puisque de nombreuses bulles, visibles à l’horizon, me laissent penser que plusieurs plongeurs sont dans les environs. Comme à la première plongée, le site est habité de milliers de poissons (carpes, brochets, perchaudes et dorés), qu’il me semble, se laissent approcher sans crainte. La remontée se fait par le câble relié aux autres bateaux charter. À notre arrivée à la surface, après notre arrêt au palier sécuritaire, nous découvrons plusieurs bateaux qui me confirment la présence de nombreux plongeurs à l’épave. Une courte dérive à quelques pieds de la surface nous amène à notre bateau et à cette tasse de thé bien chaude.

La température de l’eau comme de l’air était autour de 72°C, le soleil était caché derrière de minces nuages, le vent était omniprésent et le courant était de quelques nœuds. Il m’a fait plaisir de découvrir cette région et de plonger avec des gens expérimentés, emballés par la plongée et prudents. Je compte y retourner avant la fin de la saison.

 


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Dernière mise à jour:  09 mai, 2006