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Revue La Plongée              


Plongée sur le Eastcliffe Hall
par une journée pluvieuse et peu invitante
 

Dimanche le 15 septembre 2002
Organisateur : Marc-André Labrosse

Texte de Suzanne Duranceau

 

Voici mon récit personnel de la plongée sur le Eastcliffe Hall, au Crysler Park Marina, organisée par Marc-André Labrosse, en ce petit dimanche du 15 septembre... aux aurores pluvieuses et peu invitantes...

Nous étions trois palanquées, Louise Giguère et Joe Bush, Jacques Richer et Maryse Lebrun, et Marc-André Labrosse et moi, sous l'oeil attentif de notre capitaine Alain St-Marseille, dans un beau zodiaque gris pâle. C'était ben le fun!

C'était ma première plongée-courant cette année, et je sentais le groupe beaucoup plus expérimenté que moi. La veille, ils avaient fait deux plongées courant à Brockville et Louise avait fait de l'entraînement en drysuit... Ça plonge beaucoup ce monde-là!

Je ne connaissais pas le copain de plongée qu'on m'avait assigné, j'avais rencontré Marc-André une fois au Memphré et je n'avais jamais plongé le Eastcliffe Hall... à une profondeur de 69 pieds (pas trop profond quand même).

À la première plongée, en arrivant sur le site, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de courant! Ça m'a un peu inquiété. Pensant à la pénétration de l'épave, j'avais emporté avec moi ma grosse lampe halogène UK-1200 assez lourde... et en descendant le long de la corde, la ganse de la lampe s'est prise sous moi et a cédé et je me suis retrouvée à être obligée de tenir la lampe à la poignée, si bien que pour tenir solidement la corde, égaliser en descendant, tenir la lampe de l'autre main... Ça commençait à être une gestion difficile.

La jupette de mon masque s'est mise à prendre l'eau dans le courant, j'ai cru un instant qu'elle était fendue... je me suis donc retrouvée à mi-chemin sur la corde avec plein d'eau dans l'espace attribuée au nez et un peu d'eau dans la lunette du masque... Donc à chaque fois que je levais la tête j'avais une bonne cuillerée d'eau qui passait par le nez et qui me tombait dans l'arrière gorge... Eau que je n'arrivais pas à bien évacuer du masque, une main tenant la lampe, les jambes bien serrées autour de la corde dans le courant... Je le vidais et il se remplissait aussitôt! Ouin... piètre performance... Le courant était beaucoup plus fort en surface qu'au fond de l'eau heureusement...

Arrivée sur l'épave, il y a des structures de métal toutes tordues par l'explosion de la chaudière j'imagine, amoncellements sculpturaux, cabines inversées... C'est l'hécatombe dans la barge. Le spectacle est impressionnant avec le peu de visibilité, il y avait peut-être 30 pieds de visibilité, oui, mais comme dans une tempête de neige poussée par un bon vent, les sédiments en suspension passaient à bonne vitesse... Il y avait un peu de courant à l'intérieur de l'épave à certains endroits, les poissons restaient au fond ou bien cachés dans les chambres obscures. Crapets de roche, perchaudes, dorés et des bancs de petits poissons qui nageaient à un centimètre du fond.

En sortant j'étais un peu piteuse, j'avais siphonné mon air, j'étais partie avec 3,250 psi (bouteille HP Genesis) et je suis revenue à 800... Je trouvais que j'avais travaillé fort... Heureusement Louise a aussi trouvé qu'il y avait beaucoup de courant, ça m'a un peu encouragé.

J'ai quand même récidivé, et après le lunch (où j'ai perdu une dent!!! Euh... ce n'était pas à cause du sandwich d'Alain!), je suis allé plonger une deuxième fois sur l'épave en changeant de masque cette fois, et sans lampe pour avoir mes deux mains libres, (quand il y a beaucoup de courant, vaut mieux être moins chargé!) malgré que Jacques avait réparé la ganse de ma lampe en vrai pro! Merci Jacques!!! Je l'ai laissé dans le bateau. Une chose à la fois! Je voulais régler mon appréhension du courant, et faire une bonne descente cette fois.

Cette fois-ci j'ai eu une approche plus combative, je savais à quoi m'attendre du courant qui m'a semblé moins fort tout à coup, j'ai mieux négocié avec le courant lors de la descente, la plongée s'est très bien passée, nous avons suivi, Marc-André et moi, le plan de plongée élaboré par la palanquée de Maryse, Jacques et Joe, c'était un bon plan, ça me tentait et nous nous sommes beaucoup amusé. Mon masque n'a pas fuit et le soleil est sorti des nuages ce qui améliorait sensiblement la visibilité... Très très belle plongée! Et j'ai eu beaucoup de plaisir à me laisser fouetter par le courant à l'arrêt de sécurité sur la corde... Marc-André était un bon compagnon, très calme et patient... Parce qu'à la première plongée, ça allait mal mes affaires!...

J'ai eu le sentiment d'avoir amélioré mes aptitudes et j'ai réalisé que le courant, au premier abord peut sembler effrayant mais l'approche et notre état d'esprit y fait une grande différence.

Merci pour cette autre belle occasion de plonger en sécurité, entourée de plongeurs d'expérience, et "très rigolos!"

Suzanne Duranceau

 


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Dernière mise à jour:  04 December, 2005