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Saviez-vous que…?
Les Diables des Mers, un club de plongée particulièrement
actif de Longueuil, Québec, se vante d'être le seul club de plongée de la
province dirigé par une femme. Signe des temps? Diane COALLIER mène la
barque et les choses vont rondement. À preuve les DIABLES furent le club
hôte du CONGRÈS SUBAQUATIQUE '84. En effet près d'une vingtaine de leurs 34
membres y ont oeuvré bénévolement, présidente en tête...
Revue LA PLONGÉE, Janvier-Février 1985
Jamboree interprovincial
TOBERMORY 1985
Premier Jamboree, un franc succès
par Douglas ROSSER, Directeur général, Ontario Underwater
Council
Revue La Plongée, septembre - octobre 1985
La météo fut merveilleuse !!!
L'hospitalité de la communauté de plongée de TOBERMORY exceptionnelle !!!
La nourriture excellente !!! Bref tous les ingrédients nécessaires au
succès d'un événement de plongée étaient réunis du 15 au 19 juillet
dernier à Tobermory, durant ce premier jamboree interprovincial de plongée,
co-animé par l'Ontario Underwater Council et son vis-à-vis
québécois, la Fédération Québécoise des Activités Subaquatiques. Durant
ces 4 jours, les plongeurs ontariens et québécois ont apprécié de plonger
ensemble et les événements sociaux qui se déroulaient en soirée ont
beaucoup contribué à les rapprocher. Ce Jamboree par lui-même, était une
idée soutenue par le fait que l'équipe du Grand Raid (FQAS) avait décidé
que Tobermory serait leur destination en 1985. Débutant le 30 juin à
Montréal, une expédition de pneumatiques (Grand Raid) a parcouru la rivière
Ottawa, suivi le Canal Rideau, traversé de Kingston jusqu'à Trenton,
remonté la voie navigable de Trent-Severn et finalement navigué le long de
la Baie Géorgienne pour arriver à Tobermory 16 jours plus tard après un
voyage de plus de 1,100 kilomètres!
Se ralliant à cet événement, d'autres
plongeurs du Québec et de l'Ontario se sont également dirigés vers
Tobermory pour accueillir le Grand Raid à leur arrivée, puis se joindre à
eux pour 4 jours de plongée enlevante. Les événements sociaux de la soirée
étaient commandités par différents groupes: le mardi soir, la Chambre de
Commerce de Tobermory servit la traditionnelle chaudrée de corégone, une
spécialité régionale; mercredi, c'était au tour de l'O.U.C. de servir un
BBQ; jeudi midi, Parcs Canada parrainait un dîner Ragoût des Voyageurs;
et le tout se terminant jeudi soir par un spaghetti servi par la FQAS.
Ces différentes occasions combinées avec les
excursions de plongée de la journée, ont contribué à tisser de nombreux
liens d'amitié entre les plongeurs. En plus de développer une meilleure
compréhension entre des voisins de l'est, on y a également échangé des
informations sur les bons sites de plongée. Les entreprises de plongée de
Tobermory méritent également un remerciement spécial pour leur
extraordinaire encouragement lors de ce premier événement.
Mark Jerome et Laurie McDiarmid de Tobermory
Divers Den nous accueillirent à bras ouverts et leur magnifique bateau de
plongée le Island Mariner fut notre principal bateau de plongée
pour la durée de l'événement. A plusieurs reprises lorsqu'un petit quelque
chose était nécessaire, Mark et Laurie étaient là pour satisfaire la
demande.
G & S Watersports furent
également des supporteurs du jamboree et en plusieurs occasions, le bateau Lark fut utilisé pour transporter les plongeurs vers différents
sites de plongée d'épaves Roy et Arlene Biais, propriétaires du Big Tub
Harbour Resort accueillirent un bon nombre des campeurs du jamboree et
jeudi soir, invitèrent tous les participants à leur Lodge pour une soirée
de pizza gratuite.
Les trois boutiques de plongée de Tobermory
contribuèrent également à des réductions substantielles pour les
remplissages d'air aux détenteurs de passeport du Jamboree.
Le premier soir, les plongeurs visitèrent le
Crowsnest Theatre, propriété de Hugh & Mary Anne Stevenson. On y
visionne des films de plongée.
Durant les 4 jours du Jamboree, le snack-bar
adjacent de cette salle fut renommé pour ses fameux "cornets
énormes" (qui pourraient satisfaire un club de plongée au complet !)
Il serait dommage de ne pas remercier
particulièrement Rod Anderson propriétaire du bateau de plongée Rampage
et également président de la Chambre de Commerce de Tobermory. Il était
omniprésent lorsqu'un petit problème ou une demande spéciale surgissaient.
En fait il était également "chef cuistot" lors du souper à la
corégone organisé par la Chambre de Commerce... Nous continuons encore de
recevoir des commentaires positifs sur la qualité de ce dîner.
L'O.U.C. et la FQAS sont généralement
satisfaits de la participation lors de ce premier événement et des opinions
reçues des participants. Il est fort probable qu'un second Jamboree se
déroulera en 1986 et que d'autres provinces et d'autres fédérations seront
invitées à participer.
Terminons par un grand MERCI pour les
entreprises de Tobermory qui nous ont encouragés ainsi qu'aux plongeurs qui
se sont déplacés et qui ont passé 4 très belles journées de plongée avec
nous.
Source: O.U.C. News édition Sept. 85
Objectifs atteints
Rares sont les plongeurs ayant bénéficié
d'un tel accueil. Le Jamboree de juillet dernier était vraiment l'occasion
rêvée de visiter TOBERMORY. Tout se passa en moins de 4 jours avec une telle
intensité et dans une atmosphère de vacances familiales appréciée de tous.
Les plongées 8e sont succédées à un rythme
de 2 par jour. Les maîtres de plongées de l'O.U.C. ont démontré un
professionnalisme et une connaissance de la région exceptionnels. Grâce à
l'appui du Parc Provincial FATHOM FIVE, de son directeur Stan MC CLELLAN, et
du groupe bénévole FRIENDS 0F FATHOM FIVE, représentés par Lise KINAHAN,
les plongeurs avancés ont même réussi à visiter l'ARABIA par 40 m de fond,
épave pourtant réputée difficile d'accès.
La journée de plongée et de plein air aux
Cavernes sous-marines du CYPRUS LAKE PROVINCIAL PARK fit l'unanimité.
Un bon ami des plongeurs, le Dr Georges HARPUR,
conduisit plusieurs visites de groupe à la chambre hyperbare du TOBERMORY
HYPERBARIC FACILITIES et initia la plupart des participants du Jamboree aux
effets "Martini" de plongées à 30 et 45 m. de fond. Tous ont
apprécié l'enseignement en situation du Dr HARPUR.
Pour un observateur qui se serait voulu neutre,
l'effort "fraternisant" du JAMBOREE aurait été évident. Au fil
des jours et des activités, les groupes ontariens et québécois devenaient
de moins en moins distincts, le tout culminant lors de la partie de Balle
Molle mettant au prise l'équipe de TOBERMORY vs celle des plongeurs
québécois. On ne sut jamais pourquoi les québécois l'ont remportée;
était-ce par leur jeu ou parce que les ontariens étaient trop "crampés"
de rire pour pouvoir frapper ? Bref, une partie mémorable où bons coups et
bonnes blagues rapprochèrent les plongeurs.
La tenue d'un JAMBOREE de plongée est
l'occasion idéale de rencontrer de nouveaux plongeurs et de se faire des
contacts inter-régions ou inter-provinces sans compter que c'est la meilleure
façon de visiter des nouveaux sites de plongée. De par l'envergure de
l'événement, de par les ressources mises de l'avant et grâce aux efforts
déployés par une, deux, fédérations et plus, on est assuré d'y passer des
vacances de plongée uniques et économiques.
Sur ces divers points, l'O.U.C. et la FQAS ont
pleinement atteint leurs objectifs. Et, au nom des plongeurs ayant participé
à ce premier JAMBOREE INTERPROVINCIAL TOBERMORY '85, je leur lève mon
chapeau! et leur demande "À quand le prochain JAMBOREE ?"
Souvenez-vous qu'il faut 2 palmes pour faire la paire...
Tristan LÉONARD,
Responsable des Communications
GRAND-RAID
MONTRÉAL / TOBERMORY
Le Grand Raid 1985
Montréal - Tobermory
Le
Raid de l'Amitié
Photo Jacques Payette
Texte Aline Hamel et Tristan Léonard
Revue LA PLONGÉE, hiver 1985-86
"Il est 6h00 du matin et il vente à "écorner les boeufs". Il
a venté force 6-7 durant toute la nuit. Ça va taper à l'arrivée à TOBY
!"
Cela résume un peu les pensées des 8 membres de l'équipe du
GRAND RAID à
leur levée du corps du 16 juillet. WINGFIELD BASIN, une anse particulièrement
bien protégée à la pointe de la péninsule de BRUCE (Baie Géorgienne), à
moins de 15 milles nautiques de l'arrivée à TOBERMORY, nous a servi de refuge
au cours de la dernière nuit de ce raid de 1,100 kilomètres. Nous n'y sommes
pas seuls: sept ou huit voiliers, informés comme nous des conditions météo
agitées, y mouillent depuis hier soir. Nos 4 pneumatiques ont été les
derniers arrivés au crépuscule, ce qui ne nous a pas empêché de faire un
brin de causette avec les équipages.
Après un départ de ce havre bienvenu, nous nous dirigeons vers le quai de
TOBERMORY en affrontant les plus grosses vagues du voyage. On estime les
rouleaux à 3 ou 4 mètres. Pas si hautes que ça les vagues? Mais "à
pic" comme seules les eaux de la Baie Géorgienne savent l'être! Pas
surprenant qu'il y ait eu tant de naufrages dans le secteur...
Mais la lente et régulière progression vers le but ultime du Raid se
poursuit. Il faut être à l'heure au rendez-vous car tous attendent l'arrivée
de nos 4 pneumatiques, partis de Montréal 17 jours plutôt. Leur entrée dans
le TUB (port de TOBERMORY) déclencha les festivités du premier JAMBOREE
INTERPROVINCIAL DE PLONGÉE organisé par les fédérations ontariennes (O.U.C.)
et québécoises (FQAS).
Heureusement, vers11h00, le temps se dégage et ce n'est qu'avec une heure de
retard que l'équipe fait son entrée dans le port, clairons et cornes de brume
en main, drapeaux au vent, précédée de la vedette du Parc Provincial FATHOM
FIVE venue nous escorter durant les derniers instants. A bord, Lise Kinahan de
l'O.U.C. et Stan McClellan directeur du Parc FATHOM FIVE.
Embrassades, poignées de main, champagne traditionnel et discours... le
GRAND RAID MONTRÉAL-TOBERMORY se termine... et que la fête de plongée
commence. Et voilà Tom HORN, président de l'O.U.C., le Dr. HARPUR, les
plongeurs québécois et ontariens, tous sont là!
L'équipe du Grand-Raid 1985
Toute cette aventure avait débuté en novembre 1984, lors du Congrès
Subaquatique de Longueuil. Les responsables des 2 fédérations avaient alors
pris connaissance du projet proposé par l'équipe du GRAND RAID qui venait
l'été précédent de compléter le "Tour de la Gaspésie" en
pneumatique.
Au cours de l'hiver le groupe s'enrichit de nouveaux membres, de
commanditaires et de contacts multiples favorisant la réussite de. la plus
longue expédition de plongée en pneumatique en eau douce jamais tenue au
Canada.
AIine HAMEL, Pierre COLLIN, Jean BOISSEAU, Tristan LÉONARD, Jean-Guy
BRISSON, Richard CHOUINARD, Christian LACASSE et Jacques PAYETTE seront les
pilotes des 4 pneumatiques (ACHILLES, METZELER, ZODIAC et JONAS) équipés de
hors-bord MERCURY. En plus de rapprocher les plongeurs des deux provinces, leurs
objectifs sont de promouvoir la plongée, le drapeau de plongée et la
protection du patrimoine subaquatique des voies navigables empruntées.
En plus des heures de navigation et d'éclusages, des rencontres avec les
plongeurs ontariens et des plongées sur épave sont au programme.
Les conditions de plongée rencontrées
Les grandes lignes des conditions rencontrées font état de 6 environnements
distincts. Après avoir franchi le LAC SAINT-LOUIS dont on connaît les bons et
mauvais côtés, le GRAND RAID franchit d'un coup les quelques 140 kilomètres
séparant MONTRÉAL d'OTTAWA. Le record pour cette étape en pneumatique, datant
de 1984, est battu par 3 heures. La rivière des Outaouais n'est pas
propice à la plongée car ses eaux chargées de tanin réduisent à néant la
visibilité dès les premiers mètres.
Franchi en trois jours le Canal RIDEAU offre deux types de milieux
aquatiques. Au départ d'Ottawa, ou bien dans les derniers kilomètres avant
d'arriver à KINGSTON, les eaux sont boueuses et de qualité médiocre. De plus,
le trafic plaisancier rend la plongée suicidaire. Au milieu du trajet, les lacs
RIDEAU et quelques autres de la chaîne offrent des visibilités de 2 à 4
mètres (juillet). Les achigans sont particulièrement énormes. Une mise en
garde s'impose toutefois. Le CANAL RIDEAU étant un CANAL HISTORIQUE, la
pratique de la plongée y est strictement réglementée. Une permission du
surintendant du Parc est obligatoire, ceci afin de contrôler sécurité et
patrimoine sous-marin. Une bonne initiative si l'on considère que cette voie
d'eau est un véritable musée vivant. De toute façon, le canal RIDEAU est
beaucoup plus beau en surface que sous l'eau...
Notre arrivée au lac ONTARIO fut quelque peu houleuse! Un fort coup
de vent nous obligea à nous réfugier à l'île WOLFE qui présentait
l'avantage d'offrir une marina peu fréquentée attenante à un hôtel. Nous
avons donc réussi à récupérer un peu de sommeil des 5 premiers jours
d'expédition. De plus, il a été possible d'effectuer une plongée à GARDEN
ISLAND un des sites historiques les plus importants de l'histoire maritime de
l'Ontario aux dires des plongeurs de l'île. En effet, cette île abritait au
siècle dernier un chantier maritime réputé. Le tout est très bien documenté
au Musée Maritime (Kingston). Nous avons donc pu visiter une de ces épaves
(plus de 40 m de longueur) dans moins de 5 mètres de profondeur. Plongée
relaxante mais très intéressante. Visibilité près de 10 mètres malgré la
vague de la veille. Pas mal, ce lac Ontario...
La baie de Quinte ne put être plongée car nous devions rejoindre TRENTON
pour la nuit. Une rencontre avec Tom HORN et les membres du club local était à
I'agenda.
Le canal TRENT-SEVERN nécessita 6
journées de navigation et d'éclusages. Ici encore les territoires situés
"dans la plaine" sont parcourus de canaux et de rivières très
poissonneuses mais de visibilité nulle. C'est le cas de la rivière TRENT, du
lac RICE et de la rivière OTTANABEE. Un arrêt d'une journée à PETERBOROUGH
nous permit de vérifier les visibilités de 1 à 3 mètres.
Les plongeurs de la région nous affirment y faire des plongées
intéressantes "de récupération de bouteilles" et d'observation des
poissons. Les conditions de plongées s'apparentent à la plupart des lacs des
Basses Laurentides ou de l'Estrie. Pour des eaux plus limpides les plongeurs
ontariens remontent vers le nord où le Bouclier Canadien abrite de nombreux
lacs cristallins et profonds. Nous avons plongé rapidement dans le secteur de
LAKEFIELD, BURLEIGH FALLS, BUCKHORM et BOBCAYGEON, le centre de la navigation de
plaisance de la Voie Navigable TRENT-SEVERN. Visibilité 3 à 5 mètres.
Faune comparable aux lacs de l'Estrie. Fonds rocheux beaucoup d'achigans. De
belles petites plongées de lacs par après-midi torrides.
Puis après les dernières écluses, c'est la BAIE GEORGIENNE. Alors
là on est servi! L'eau y est cristalline (visibilités de 15 à 25 mètres du
sud au nord de cette immense baie du lac Huron). L'eau est potable dans le lac!
C'est tout dire... Et des ÉPAVES... Notez les majuscules! Elles sont
nombreuses, variées, souvent immenses et surtout très bien documentées grâce
aux travaux de répertoires de groupe tel les clubs de l'Ontario Underwater
Council, Save Ontario Shipwrecks et Friends of Fathom Five.
Après une visite à Ste-Marie-des-Hurons, une journée de plongée fut
consacrée aux épaves de l'île HOPE et de l'île aux Chrétiens. Les plus
impressionnantes sont faciles d'accès (moins de 20 mètres). Le MARQUETTE et le
MAPLE DAWN constituent deux attraits parmi les sites du secteur sud de la Baie.
Des bateaux d'excursion de plongée, tel l'ARGONAUT DIVER, offrent des forfaits
fantastiques pour qui sait prévoir. Certains délais de réservation pour des
week-ends fériés s'étalent sur des mois. L'explication de cette situation est
simple: les services offerts sont tout simplement formidables.
La plongée du bord ou en petite embarcation est également facile à
pratiquer. De nombreux sites sont ainsi très accessibles près d'Owen Sound et
de Warton par exemple. Nous en avons fait l'expérience à LION'S HEAD près de
TOBERMORY. Un petit village charmant et accueillant, avec camping "sur la
Baie", dont la rade offre 3 petites épaves et un quai submergé à moins
de 100 mètres du rivage. Une marina permet de mettre un pneumatique à l'eau
pour aller "se taper" une plongée profonde sous la falaise d'où nous
regarde le lion légendaire qui a donné son nom au village.
Enfin TOBERMORY! Tout ce que le plus difficile des plongeurs peut désirer en
fait de plongée d'épave. Des boutiques de plongée, des guides, un parc
sous-marin offrant informations et encadrement, une chambre hyperbare... le
paradis quoi! Quant aux épaves, elles sont à ce point nombreuses que
certains plongeurs doivent retourner à TOBY 2 à 3 étés de suite pour pouvoir
toutes les visiter.
Un marathon de navigation:
Comment résumer en quelques pages l'aventure d'un GRAND RAID? Comment
expliquer que la plongée passe parfois en second lieu lorsque les vagues vous
brassent la colonne vertébrale durant des heures et des kilomètres? Quoi dire
de ces campements extraordinaires près des écluses de PARCS CANADA? Que de
gens à remercier, à qui dire un bon mot, ou simplement se rappeler les
sourires et les bons moments! Quelques statistiques permettront au lecteur
d'imaginer l'enthousiasme qui animait l'équipe du GRAND RAID:
Distance: plus de 1100 kilomètres.
Temps: 16 jours.
Écluses à franchir: plus de 90 (certains du groupe disputent encore le
nombre exact, certains biefs ayant été rénovés ou remplacés par des
écluses plus hautes, de plus quelques membres de l'équipe ont poussé le
plaisir jusqu'à passer à quelques reprises les écluses les plus
spectaculaires).
La plus haute écluse franchie: CARILLON (65 pieds de dénivellation).
Les écluses les plus impressionnantes: PETERBOROUGH et KIRKFIELD
(Écluses hydrauliques)
Écluse la plus spectaculaire: le ber roulant de BIG CHUTE, sorte de
train qui transporte "à sec" les bateaux par dessus une colline !
Écluses les plus achalandées: OTTAWA, JONES FALLS, BOBCAYGEON.
Nombre de personnes rencontrées dont la signature apparaît au livre d'or:
228.
Vitesse: maximale 30 km/h; moyenne 20 km/h
Durée de navigation par jour: de 7h00 à 12h00 de bateau pneumatique par
jour !
Nombres de blagues: innombrables.
Pourtant la plupart des membres de l'équipe (sinon tous) seront du voyage en
1986 pour le GRAND RAID HALIFAX-PERCÉ "La traversée du Golfe
St-Laurent". Le GRAND RAID est une forme de voyage de plongée qui
allie la navigation, la visite touristique de sites magnifiques et l'exploit
sportif.
SEPTEMBRE 1985
ŒIL POUR OEIL, DENT POUR DENT
Ça se passait au début de septembre 1985, au LAC DES 31 MILLES
Les Diables décident de profiter de ce long week-end de congé pour se
rendre au lac des 31 Milles, reconnu pour la transparence de ses eaux.
Samedi matin, par une température plutôt fraîche et maussade, Ginette
Longpré se lève et prend la direction des "bécosses sauvages".
Sur son retour, elle salue Vincent et quelques autres Diables qui
discutent près du quai. Vincent Ardizzone, grand bonhomme de plus
de 6 pieds, décide alors, que Ginette (5'4" et 115 livres) devait
prendre un bon bain matinal... Plouf ! pauvre petite, qui ne fait pas le poids,
se retrouve les quatre fers en l'air au beau milieu de la baie, et ce, tout
habillée. L'eau des 3 I Milles en septembre... elle est froide, très froide.
Bonne Diablesse, Ginette prend le parti d'en rire mais jure devant
l'Éternel que son heure viendra. Et effectivement, le glas de la vengeance
sonnera plus tôt que prévu pour Ginette.
Écoutant les conseils de Gilles Joanis, son complice dans cette
histoire, Ginette profite de l'absence de Vincent pour semer à
tous vents sur le lac les vêtements de ce dernier.
En apercevant, à son retour d'une randonnée en bateau les vêtements
flottant au gré des vagues sur le lac, Vincent s'est franchement
"bidonné", affirmant que c'était une sacrée bonne blague...
jusqu'à ce qu'il réalise que ces objets flottants non identifiés étaient
dans sa valise quelques heures plus tôt
/"@&#*, furieux de rage, Vincent fait faire demi tour a son
embarcation et ne revient que deux heures plus tard. Ginette se fait plus
petite qu'une souris. Inutile de dire, que Gilles se tordait de rire dans
l'ombre..... il connaissait bien Vincent et son caractère latin.
Six mois plus tard, la rancune encore au coeur, Vincent profite du
"pool party" chez les Daoust pour jeter à la piscine
tous les vêtements de Ginette. Décidément, la vengeance est douce au
coeur de l'italien...
LE FANION DU BATEAU... C'EST UN MAILLOT!
Ça se passait au début de septembre 1985, au LAC DES 31 MILLES...
" Durant ce même week-end, en début d'après-midi le samedi, quelques
membres décident de faire une plongée. Christian Lacasse met donc la
chaloupe de son père à l'eau. Jean-Pierre Delisle, Richard Chouinard et
Sylvie Jacmain optent pour jouer le rôle de vigies ayant fait de la
route tout l'avant-midi et étant de ce fait un peu fatigués.
Quelques plongeurs amorcent leur descente, mais une palanquée semble
connaître quelques difficultés.
C'est alors que Sylvie s'aperçoit qu'un des plongeurs est
littéralement en train de faire du macramé (très à la mode à l'époque)
avec la corde de sa bouée et son cou se trouve au centre de cet entrelacs. Sylvie
rassure le plongeur en question et lui demande de patienter quelques secondes,
le temps de se glisser à l'eau et de le rejoindre.
Cette sylphide passe donc ses jambes par dessus bord et se laisse couler tout
doucement le long de la coque et telle une nymphe sortant de sa chrysalide...,
elle laissera son maillot de bain, une pièce... eh oui, une pièce accroché
par une vis laissée là fort probablement par quelques malicieux génies et se
retrouve flambant nue, tel un ver, à l'eau, tentant par tous les moyens de
cacher sa nudité ainsi révélée à ses camarades d'embarcation complètement
ébahis.
Heureusement, certains hommes pratiquent encore la galanterie, (malgré la
révolution des soutien-gorge !), et ses compagnons, comprenant qu'un retour à
bord de la chaloupe nécessitera quelques pirouettes, qui effectuées nue, ne
ferait qu'en révéler d'avantage, s'empressent l'un de lui passer ses bermudas,
l'autre son t-shirt. Il va sans dire que Sylvie sera reconnaissante toute
sa vie envers Richard Chouinard et Jean-Pierre Delisle d'avoir
ainsi préserver sa dignité ! Ah en passant, le pauvre plongeur en
difficulté a du se débrouiller tout seul. "
3ème Salon PLONQÉE-QUÉBEC
L'univers sous-marin
Une dimension à explorer
La Fédération québécoise des activités subaquatiques organise les 1er,
2 et 3 novembre 1985 son 3ème SALON/CONGRÈS PLONGÉE QUÉBEC. Sous
le thème L'UNIVERS SOUS-MARIN, une Dimension à Explorer, l'événement
soulevait déjà l'enthousiasme a deux mois de son ouverture. Pour faire face à
la demande, les organisateurs ont du récemment augmenter les superficies
d'exposition et de spectacles/conférences.
PLONGÉE-QUÉBEC '85 se veut un lieu de rencontre entre différents publics
intéressés par le patrimoine sous-marin. Grand public et plongeurs, moniteurs
et clubs de plongée, commerçants manufacturiers et scaphandriers
professionnels peuvent s'y rencontrer lors de la plus importante exposition
bilingue de plongée sous-marine en Amérique.
Pour accueillir ses milliers de visiteurs, le comité organisateur du
Salon-Congrès PLONGÉE-QUÉBEC a choisi de tenir l'événement a l'HÔTEL DU
PARC. Grâce aux aménagements exceptionnels de cet établissement, le Salon
dispose d'une superficie de près de 11,000 pieds carrés (plus de 1000 m2).
Le programme de ce Salon est sans contredit le plus prestigieux et le plus
international qui ait été présenté au Québec en matière d'activités
subaquatiques.
Bienvenue tout spécialement au public non-plongeur.
Bernard REGIMBEAU
au nom du comité organisateur
1, 2 et 3 NOVEMBRE 1985
CONGRÈS DE PLONGÉE - HÔTEL DU PARC
Encore une fois, les membres des Diables répondent oui à l'appel pour
soutenir l'organisation du Salon-Congrès Subaquatique de l'hôtel du
Parc.
Plus de 24 bons Diables bénévoles sont sur place et font preuve de la
grande solidarité qui les caractérise.
15 NOVEMBRE 1985
Seule Diane Coallier conserve son poste de présidente. Le poste de
vice-président est confié à Richard Chouinard, alors que Maurice
Daoust accepte de veiller sur les fonds du club et Johanne Godin
quant à elle, d'assumer le rôle de secrétaire.
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