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7 janvier 1981

Nous l'avons mentionné, le club a toujours été conduit de main de maîtres et c'est pourquoi, inflation oblige, que les élus s'entendent au cours de cette réunion du conseil d'administration pour hausser la cotisation des membres à 25 $. Les timbres sont maintenant de 0,25 $!!! Parions, que lors de cette réunion, tout en veillant à la destinée du club, que nos élus en ont profité pour souligner l'arrivée de la nouvelle année de manière digne ! Les restants du jour de l'an vous connaissez !!!

 

Les Diables des Mers au Ice Floe Race (sans glace)

L'histoire commence quelque part an janvier quand Claude DUVAL, directeur technique de notre club de plongée sous-marine "Les Diables des Mers", soumet à l'exécutif un projet de participation au fameux "ICE FLOE RACE", sur la rivière OTANABEE, à Peterborough, Ontario, les 14 et 15 Mars 1981.

Chaîne téléphonique et hop la liste des intéressés s'allonge à vue d'oeil. De plus, on décide d'y aller en grand: location d'un autobus VOYAGEUR pour deux (2) jours, location d'un camion TILDEN de 12' pour permettre aux participants de s'habiller à la chaleur, réservation de chambres dans un motel de la région.

Qui connaissait cette activité qui semble très populaire du côté de l'Ontario et des États-Unis ? Personne, ou si peu au Québec. Saviez-vous que cette course est la 18ème du même genre et que d'année an année, elle prend de plus en plus d'ampleur.

Bref !  Le 14 mars au matin, rassemblement général vers 8h00 de tous les Diables et leurs amis qui ont décidé avec nous de vivre cette expérience quelque peu particulière: en effet cette année, dû à l'hiver trop doux que nous avons vécu, la glace ne s'est pas formée sur la rivière (c'était la première fois depuis 1972) et nous avons dû amener avec nous notre "bloc de glace", une quinzaine de chambres à air de camion attachées ensemble et entourées d'un gros câble.

Après le dîner, nous faisons une reconnaissance des lieux de la course et de retour à l'hôtel, nous gonflons notre "cube".

Le club "TRIDENT", club hôte de cette fin de semaine, pour cette circonstance avait organisé un souper monstre dans un restaurant de la ville; cette soirée permet aux différents clubs participants de lier amitié avec les autres, d'échanger chandails, macarons, auto-collants à l'effigie des couleurs que chacun représentait. Ce souper a rassemblé 595 plongeurs et amis qui s'en sont donné à coeur joie jusqu'aux petites heures du matin.

Pourtant, dimanche matin, 10.00 hres, la plupart des capitaines étaient déjà sur place et procédaient à l'enregistrement des plongeurs, au camion "MOLSON" prévu à cet effet.

Plusieurs équipes et leurs supporteurs arrivent costumés de toutes sortes car des trophées seront aussi décernés aux meilleurs costumes; on en voit de tous poils, "la cour des croisés" de Pittsburgh, "les Irlandais" de Buffalo et j'en passe...

A midi, la course commence, les 56 équipes participantes à cette course se "mouillent" par ordre d'enregistrement; les équipes sont appelées trois par trois à environ 5 ou 6 minutes d'intervalle; à la ligne de départ, le chronomètre enregistre le temps de départ; Les Diables des Mers, 12ième équipe, se mettent à l'eau à environ 12:30 hres; l'eau est à 3.3°C et l'air est à 6°C.

Ce n'est pas très chaud mais à l'énergie que chacun doit dépenser, autant les participants que les supporteurs, durant les 3.5 km que dure la course, les sangs ont vite fait de se réchauffer. Tout au long du parcours, quelques curieux sont installés se demandant bien quelle mouche a piqué ces bonhommes noirs qui poussent un bloc de chambre à air sur une rivière qui leur apparaît très froide.

A la ligne d'arrivée, c'est un "sprint" du capitaine qui, tout au long de la course se tenait debout sur le radeau; après que le radeau ait traversé la ligne, il doit nager jusqu'au rivage (90 mètres) et porter le numéro de son équipe dans un énorme seau et ce n'est qu'à ce moment que le chronomètre s'arrête enfin.

Tous se rhabillent exténués mais contents d'avoir vécu cette expérience unique en son genre. Mais combien marque le chrono? Quelle est l'équipe gagnante? On ne le saura qu'au souper où environ 1000 personnes se sont rassemblés pour connaître les vainqueurs.

Les trophées s'alignent sur l'estrade: meilleurs costumes 1ère place, 2ème place, 3ème place. Meilleure propulsion. Meilleure participation féminine. Meilleur temps chez les femmes. Équipe ayant parcouru le plus grand nombre de km pour participer à la course. Meilleur pointage général (costumes, propulsion, temps). Meilleur temps, 1ère place, 2ème place, 3ème place.

N.B. L'équipe gagnante cette année a été "DEVIL DEMON" du Michigan, ayant parcouru la distance de 3.5km en (32 minutes 28 secondes), le temps le plus long.

Quelques statistiques: 1ère place: 32 min. 28sec.; 10ème place: 34min. 57 sec.; 19ème place: 36 min. 26 sec. (Les Diables) pour la 1ère année, c'était quand même pas si mal..., 56ème place: 1.00 hre 59 minutes 2 sec. (les derniers).

Tous sont revenus éreintés mais satisfaits de cette fin de semaine extraordinaire; nous y serons encore l'an prochain avec au moins une équipe (20 participants) masculine et une équipe féminine, mais pourrons-nous rencontrer d'autres clubs québécois? Cette année nous n'étions que deux (2): "Les Diables" et une équipe du Cegep de l'Outaouais qui en était à sa 4ème participations.

Des 54 autres clubs, 12 étaient américains et les autres venaient de la région de l'Ontario. Si par contre, des clubs de la région métropolitaine veulent avoir un aperçu de la fin de semaine, ils peuvent entrer en contact avec nous car, notre principal commanditaire, Jean-Louis Thiboutot, de la boutique 6x6 de St-Hubert, nous a permis de réaliser un film super-8 mm sonore d'environ 25 min. sur ces principaux événements; ce film a été tourné par Suzanne Mavrikakis et sera monté grâce à la généreuse collaboration de la F.Q.A.S.

Au plaisir de vous rencontrer à Peterborough l'an prochain.

Les Diables ont pu réaliser ce voyage grâce à la générosité de: Jean-Louis Thiboutot de la boutique 6x6 de St-Hubert. La compagnie VOYAGEUR Inc. et de notre chauffeur chevronné Sylvain Mercier. Marcel Lavallée, représentant de la compagnie B.F. Goodrich. Maurice André, du "Centre du Pneu de la Rive Sud". Raymond Gagné (confection d'un drapeau à l'effigie du club). Toutes les personnes présentes dans l'autobus.

 

ARCHIPEL
Oui ou non?

Revue- LA PLONGÉE, mars / avril 1981

ARCHIPEL projet d'aménagement des eaux de la région de Montréal.

ARCHIPEL est un projet né de membres du gouvernement provincial et coordonné par le ministère d'État à l'Aménagement. Vers la fin des années 60 certains problèmes ont été identifiés autour de la métropole tels l'inaccessibilité des rives, la pollution des eaux en des endroits très précis, la pauvreté grandissante de la faune et de la flore dans les cours d'eau qui ceinturent l'ARCHIPEL. De plus, trois phénomènes naturels influencent le comportement de ces eaux : l'irrégularité des eaux provenant de la rivière OUTAOUAIS et du fleuve ST-LAURENT, la .présence de seuils à divers endroits qui ponctuent les eaux et les températures hivernales qui favorisent les formations de frasil et d'embâcles.

CRUES ET INONDATIONS :
Les niveaux d'eau, en douze mois, varient considérablement et peuvent même doubler. Voyons par exemple le lac ST-LOUIS qui est contrôlé par les rapides de LACHINE : l'étranglement en tête des rapides provoque le gonflement du lac et les riverains de ce secteur en subissent les conséquences presque chaque année.

ÉTIAGE :
En période sèche, le niveau d'eau très bas peut tuer le patrimoine biologique installé dans l'ARCHIPEL. Ce problème peut indirectement nuire à l'alimentation des villes en eau potable.

FROID DE L'HIVER:
En hiver, sur nos différents cours d'eau, des glaces se forment et, en rapides, le frasil s'accumule, diminuant ainsi du même coup les réserves d'eau potable.

Cette formation de frasil ira jusqu'à prendre des proportions considérables : pensons aux embâcles au début du printemps.

ARCHIPEL: une solution ?
Vers 1976, un comité fédéral-provincial se prononce sur la régularisation des eaux, la salubrité et l'assainissement. Du même coup, un rapport d'HYDRO-QUÉBEC, qui connaît depuis longtemps la puissance des eaux de l'ARCHIPEL, est étalé au grand jour. Mais ce projet est relégué aux oubliettes. Revenu à la charge en 1978, les membres du gouvernement voient une hypothèse de solution. Peut-on améliorer le système hydraulique pour gérer les débits et distribuer l'eau aux usagers ?

L'OUTAOUAIS et le ST-LAURENT étant les deux principales sources d'eau de l'ARCHIPEL et les étranglements n'étant pas assez larges pour accepter ces deux débits au moment des crues, le projet ARCHIPEL verra à :

  • élargir les rapides de Lachine
  • récupérer un potentiel hydroélectrique qui représente une valeur inestimable pour les Québécois
  • garantir un débit minimal dans les rivières des MILLE-ILES et DES PRAIRIES
  • former un canal en rive nord ou sud afin de dévier les eaux
  • régler le problème des basses eaux
  • permettre la navigation de plaisance au moyen d'écluses
  • créer un parc-plage de la ville de ST-CATHERINE à l'EXPO.

Comme le mentionne un résumé distribué par le Secrétariat d'État à l'Aménagement et je cite: "Cet aménagement doit satisfaire aux critères suivants : l'amélioration de la qualité de la vie et de l'environnement, la rentabilité économique et l'acceptabilité sociale, les deux premiers critères se prouveront d'eux-mêmes; l'accessibilité aux rives, le respect de la vie marine, la production de plus de 1000 mégawatts d'électricité sont autant de preuves pour ce projet, mais encore, cette population concernée doit-elle accepter ce projet dans son entité !"

ARCHIPEL : Programme de consultation

C'est pourquoi une campagne d'information a été lancée, séances publiques, journaux, radio, télévision, tous ces média d'information nous invitent à émettre notre point de vue sur le projet.

Au premier trimestre 1981, des rencontres avec les villes concernées se tiendront et leurs implications directes seront mises à jour. Des organismes spécialisés tels les clubs de plongée, les propriétaires de marinas et aussi de simples plaisanciers ou des "inondés" seront aussi approchés.

En avril 1981, l'ensemble des opinions sera cumulée, et en juin 1981, un premier rapport d'étapes sera rédigé, cumulant les commentaires et les avis de la population.

Donc dans environ deux ans, un rapport final sur l'ensemble des propos sera remis aux ministères pour prise de décision et selon cette décision une régie sera mise sur pied en vue de réaliser le projet en 5 ans, soit pour environ 1987.

Donc si vous êtes invités soit par votre ville ou un organisme quelconque, allez-y et informez-vous : ce sera la seule façon de savoir exactement si vous allez dire "oui ou non".

Diane Coallier-Arbour

5 avril 1981

Le club, c'est connu, a toujours été fort impliqué dans le milieu de la plongée. Sa participation à la descente des Rapides de Chambly sera certes, l'une de ses plus importantes implications et c'est en ce 5 avril de 1981, que le club participe pour la première fois à l'organisation de cet événement. Plusieurs de nos membres profiteront également de l'occasion pour tenter l'expérience .

 

15 avril 1981

"Le Diable même a besoin d'un compagnon". Qu'elle maxime!, trouvée à point nommé par Marie-Andrée et proposée par cette dernière au conseil d'administration, à la recherche d'un slogan. Il faut avouer, que Marie-Andrée a certainement été fort inspirée pour trouver une maxime aussi bien adaptée. C'est à l'aube de la 3ième saison estivale du club, que Raymond Gagné, artiste de grand talent, présente au club un drapeau avec notre Diable. Un superbe drapeau, toujours arborer lors d'événements importants pour le club… même aujourd'hui… plus de 20 ans plus tard.

 

Conférence d'archéologie subaquatique

Revue LA PLONGÉE, mai 1981

Un succès !... C'est avec enthousiasme que 35 "DIABLES" ont assisté à cette conférence.

André LÉPINE est un expert on la matière et répond à toutes nos questions, le diaporama est excellent et c'est content que deux (2) heures plus tard nous nous sommes quittés plus enrichis dans nos futures recherches.

De 16 à 22 hres, de nombreux documents audiovisuels dont certains inédits furent projetés. De l'avis de tous les intervenants, l'expérience fut profitable et on considère une participation accrue dans l'avenir.

Au nom des organisateurs de la FQAS, merci aux nombreux bénévoles qui ont su contribuer au succès de cette Journée de la Plongée au Salon du Camping 1981.

J'organise d'autres conférences on tant qu'agent de développement ex: sécurité nautique, sauvetage, boussole, identification des poissons d'eau douce au Québec, etc..., merci aux "DIABLES" d'y avoir participé et aussi de l'aide de Christian LACASSE direct. adj. Scuba des "DIABLES".

Bernard Régimbeau
A.D.P. / F.Q.A.S.

 

Avis aux plongeurs de la Rive Sud

Le Club de Plongée Les Diables des Mers a tenu sa réunion générale pour la prochaine saison estivale 81-82, dimanche le 26 avril 81 de 19 heures à 23.30 heures à l'école Bourgeois Champanat au 2180 Brébeuf à Longueuil. Les demandes d'adhésion ont été acceptées sur place.

Un film et un diaporama sur une descente de rivière très spéciale nous furent présentés.

Bienvenue à tous les plongeurs et plongeuses. Pour plus d'informations, appelez Bemard Regimbeau.

Revue LA PLONGÉE, mai 1981

 

Une soirée signée Laliberté

Dans le cadre des activités du Club Les Diables des Mers, M. Bernard Regimbeau avait organisé en mai dernier, une conférence sur la photo sous-marine.
Il s'agissait d'une rencontre d'une seule soirée avec un "amateur" (à prendre dans le sens "adepte TRÈS averti") de photos et de gadgets.
M. Jean Laliberté a su en quelques heures nous débroussailler les idées et nous donner une foule de trucs. Bien connu des plongeurs de la Rive Sud de Montréal, pour son ingéniosité et son humour, M. Laliberté ne nous a rien caché des secrets de son art.
D'autres conférences de ce type sont à prévoir.
L'initiative de Bernard, Agent de Développement en Plongée, est certainement à souligner. Comme quoi des conférences et des mini-stages, ça peut fonctionner !

Revue LA PLONGÉE, juillet - août 1981

 

Revue LA PLONGÉE, septembre - octobre 1981

La chute se prolonge... L'arrivée est plutôt rude sur un plancher d'aluminium, même si celui-ci est entouré de substance caoutchoutée et que le contact ait lieu avec l'élément liquide.

On pourrait penser qu'il s'agit de la description d'un saut en parachute... ou tout simplement d'une "trampoline", et bien non, il s'agit tout simplement d'un "Zodiac" pris dans les vagues d'un cargo Le Anna sur le fleuve St-Laurent à la hauteur de St-Augustin de Québec.

Jusque là rien que du très banal, en effet plusieurs fois depuis leur existence, des "Zodiacs" ont dû croiser des cargos, paquebots, etc... et de ce fait jouer à saute-mouton avec leur sillage. Ce qui est moins banal, c'est que ce n'est pas un, deux, mais trois bateaux de la même catégorie qui à quelques secondes d'intervalle, soient pris à partie par ces mêmes déplacements d'eau... D'où viennent-ils?... Où vont-ils?...

Mon histoire commence une journée d'octobre 1980, lorsque deux A.D.P. Bernard Régimbeau et Tristan Léonard au cours d'un stage, ont commencé à badiner sur les possibilités de créer une attraction pour les plongeurs ou non, dans la région de Montréal. Tout naturellement, ils songèrent à un rallye Montréal-Québec.

Actifs comme ils le sont, le rêve se structura dans leur esprit pou r se concrétiser sous la forme d'un projet expérimental à la F.Q.A.S. Beaucoup se sont proposés... peu sont venus.

C'est ainsi que le 22 août 1981 nous nous retrouvons à 6 heures du matin à l'île Charron, nous, c'est à dire: Tristan Léonard faisant équipe avec Yvon Laporte sur un Eurovinyl, prêté gracieusement par la F.Q.A.S., propulsé par un moteur Mercury 9.9 (fourni par Mercury Marine du Canada).

Richard Chouinard et son équipier Christian Lacasse sur un bateau AVON avec un moteur Johnson de 20 HP propriété de Richard.

Bernard Régimbeau accompagné de Michel Mavrikakis sur un Zodiac avec un moteur Mercury de 20 HP propriété de Bernard.

Et bien sûr pour nous apporter aide et appui, un camion a été affrété par les participants, avec l'équipe de terre, Diane Arbour-Coaillier, Carmen Couvrette-Léonard et Marc Arbour.

7h34, c'est le départ. Montréal s'éveille tranquillement, le temps est partiellement couvert, la température est de 71 degrés.

Drapeau de plongée et des Diables à la proue. nous avons fière allure. Avant de prendre le chenal qui nous mènera à Repentigny nous avons quelques difficultés avec les moteurs, dû aux herbages qui dérivent en surface autour de l'île Charron; en fait, sporadiquement au cours du voyage nous aurons à faire face à ce problème.

Boucherville, Varennes, Repentigny premier contact avec le camion/escorte. St-Sulpice, Lavaltrie, le contact se continue sans problème.

Crinière au vent comme sorti du néant, à l'horizon se profile une horde de chevaux sauvages, on croirait qu'ils flottent au-dessus du fleuve, mais voilà que se dessine les contours de l'île des Castors ou paissent en liberté des troupeaux de moutons, ils semblent faire bon ménage avec les chevaux sauvages.

Berthierville, puis par la pointe de l'Aigle, entrée au lac St-Pierre où nous faisons une halte-baignade pour constater la visibilité réduite dans l'eau du lac (3 à 4 pieds).

Louiseville, Yamachiche, Pointe du lac. Le courant de plus en plus rapide nous entraîne à la rencontre du navire-croisière Jacques Cartier par le travers de Trois-Rivières.

Surgi de l'eau, une nacelle de l'Hydro-Québec dresse sa silhouette squelettique en plein fleuve face à Gentilly.

Puis le repos du guerrier avec la mise à sec des bateaux à Champlain où un délicieux spaghetti nous permet un contact physique avec le camion-escorte.

Dimanche 9 heures, nouveau départ. Température: 23 degrés Celsius. Vents de 15 à 20 milles à l'heure.

Batiscan, St-Anne de la Pérade, ensablement des embarcations en essayant de remonter la rivière St-Anne.

St-Charles de Grondine, Deschambaults, descente des rapides de Richelieu. Le paysage se transforme, devient escarpé. Les villages semblent juchés en haut de promontoires qui ont l'air de défier les intempéries.

Le fleuve se cabre, ses flots battent les falaises qu'elles veulent abattre, les rives s'éloignent.

Portneuf, Donnacona, Neuville, comme des libellules multicolores sur les flots, des voiles de fins coursiers glissent sans bruit annonçant sans l'ombre d'une équivoque la marina de Pointe-aux-Trembles. Et soudain... le voilà ! le but du voyage se profile à l'horizon annoncé par le pont Pierre Laporte qui se découpe sur la chaîne des Laurentides, comme une invite de l'élément liquide à l'élément solide.

Mais que se passe-t-il les eaux de vert brun passent au noir, nous sommes à l'embouchure de la rivière Chaudière, ses eaux tumultueuses tentent mais en vain de détourner le cours du St-Laurent. Comme par défi nous tentons mais sans succès de remonter les rapides de cette rivière, cependant. bien que Richard et Christian aient franchi les premiers rapides, nous devons faire demi-tour jusqu'à notre prochaine incursion... Au printemps prochain ?...

Austère derrière son manteau de pierre, juché en haut de la falaise comme un nid d'aigle, les pignons de la tour du Château Frontenac se dressent dans le ciel, à ses pieds, le Vieux Québec paraît s'être réfugié là pour se faire protéger contre tous les dangers.

Et voilà, pareils aux aventuriers d'antan, nous nous sommes lancés sur les traces d'un rêve. Ce rêve découle d'une vie, et cette vie c'est celle du fleuve qui coule à notre porte.

Les retrouvailles ont lieu à la marina de Québec avec celui et celles qui ont eu le courage de nous suivre, précéder, et attendre

Le premier Grand-Raid Montréal-Québec en pneumatique est accompli. Tous les acteurs de ce magnifique scénario échangent leurs impressions !  Superbe ! Magnifique ! et surtout "c'est faisable" !

Michel Mavrikakis
Navigateur de l'expédition
Grand-Raid Mtl-Québec 1981

 

8 novembre 1981

Voilà une troisième saison terminée, le club tient bon et semble sur une excellente lancée. Comme pour les assemblées précédentes, les membres doivent veiller à l'élection de leurs représentants. La démocratie s'exprime et de nouveaux venus comme Pierre Léveillé (V.P.), Raymond Gagné (trésorier), Christian Lacasse, petit jeune encore imberbe, qui malgré son jeune âge occupe deux postes (directeur sécurité et scuba), François Demers (directeur sécurité), Ginette Gratton (directeur publicité) et Luc Girouard (directeur apnée) viennent se greffer aux anciens: Bernard Regimbeau (président), Michel Mavrikakis (vice-président), Diane Coallier (secrétaire) et Claude Duval (directeur technique). Important d'avoir une relève, car il faut bien le dire, veiller au développement du club, c'est très énergivore !

Pour cette troisième saison estivale, la famille Gratton, Richard Chouinard, Christian Lacasse, Suzanne Mavrikakis, François Demers et Raymond Gagné se retrouvent tous en nomination pour souffler le titre du meilleur Diable de l'année. Si on considère le nombre de nominés, parions que cette troisième saison s'est avérée particulièrement passionnante et active.

 

Les Diables des Mers

Pour la 4e saison consécutive, le club de plongée sous-marine Les Diables des Mers est heureux de vous annoncer le début de ses activités libres en piscine, au centre Sportif et Communautaire de Longueuil, chaque samedi soir de 20h30 à 22h00 à un coût plus qu'avantageux; des surveillants scuba seront à votre disposition sur le bord et dans le fond.

Pour réservations ou plus d'informations, veuillez appeler le soir, de préférence, le directeur de l'activité, M. Christian Lacasse au 678-7709 ou le président du club M. Bernard Régimbeau au 651-5887.

Amenez vos palmes, vos cylindres, vos appareils photos, vos hockeys sous-marins. On vous attend; venez en grand nombre et parlez en à vos amis.

Diablement vôtre,

Bernard Regimbeau, président,
pour l'exécutif des Diables des Mers.

Revue LA PLONGÉE, novembre 1981

 


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Dernière mise à jour:  26 mars, 2006