Plongée Sous-Glace à
la Carrière Flinkote
Thetford-Mines (Québec), les 19 et 20
février 2000
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Excellente organisation du club de plongée Rorqual. Depuis l'accueil
souriant de Pierre Ahélo (un des organisateurs) à la guérite jusqu'à la bonne humeur
de notre tendeur, tout a été mis en place pour que les participants jouissent d'une
journée mémorable.
La journée était à la fête alors que les clubs et écoles
de plongée se partageaient plusieurs trous d'accès. Le transport sur le site était
assuré par des bénévoles avec des véhicules VTT munis de remorque pour charger
l'équipement. Des abris chauffés nous attendaient près des sites de plongée. Marc
Tétreault (un des organisateurs) nous accueille sur le site et nous renseigne sur les
mesures de sécurité. En effet, sur chaque site il y a l'équipement nécessaire à la
plongée, de plus, Marc nous informe de la présence de deux ambulanciers en permanence
sur les lieux de l'activité. Aussi, un service de cantine nous assure un repas chaud
après la plongée.
Profitant
de l'ensoleillement de la journée de samedi, notre plongée se déroule sous les rayons
de soleil et ce, même en profondeur. La visibilité presque sans limite nous permet
d'observer tous les trous ainsi que les autres palanquées et de distinguer notre tendeur
par plus de 20 mètres de fond !
Vers le milieu de l'après-midi, Marc nous informe qu'il y a
à ce moment plus de 60 inscriptions. C'est donc le temps des retrouvailles et la période
pour renouer des liens d'amitié avec d'anciens copains de plongée. Jean-Pierre
Bouillon est présent sur le site et est bien heureux de constater le succès de cette
activité.
Merci au club de plongée Rorqual
et à ses organisateurs pour la belle journée passée en votre compagnie.

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Voici quelques commentaires:
Club de
plongée Rorqual
L'événement, c'est trois mois de travail,
publicité, commanditaire, sécurité, planification du site, et 15 bénévoles, beaucoup
de pelletage, et beaucoup d'amour pour la plongée....
L'événement fut un succès avec 120 plongeurs et environ
100 visiteurs durant la fin semaine. Notre objectif était de 100 plongeurs; .....but
atteint !!
J'aimerais remercier tous les plongeurs, les clubs de plongée, les bénévoles,
mes partenaires Pierre Ahélo et Alain Roy ainsi que nos commanditaires qui nous ont
supportés à la réalisation de ce beau projet... |
| Merci encore !! Marc Tétreault |
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AQUA PLEIN
AIR NEPTEAU
CPAS
AQUA SERVICES
BOUTIQUE DU PLONGEUR CAISSE POPULAIRE
DE L'AMIANTE RESTAURANT MAMAN LISA |
Samedi le 19, il fait beau, la météo annonce
du beau soleil toute la journée. Je sors mon habit sec et tout le tralala; je m'en vais
plonger avec les copains à la carrière Flinkote où les Rorquals (nouveau club de la
région) organisent une fin de semaine de plongée sous-glace.  Les Rorquals ont
très bien planifié leur affaire; le chemin d'accès est déneigé, des véhicules
4-roues transportent notre matériel jusqu'au site de plongée, des abris chauffés avec
plancher de bois nous attendent pour qu'on puissent se changer sur place. Sept trous ont
été creusés pour les différents clubs présents, une tente pour le casse-croûte, tout
y est... Marc Tétreault et ses acolytes ont vraiment bien fait les choses. On me dit
qu'il y a déjà 65 plongeurs d'inscrits en après-midi et ça arrive toujours d'un peu
partout au Québec. Même Martin, le plongeur solitaire y est, mais pas solitaire; Tania,
la Luxembourgeoise, l'accompagne. Hey Martin, as-tu vu la truite solitaire de la
Flinkote? C'est une nouvelle variété indigène du Québec, la truite amiantosée.
La plongée est fantastique. Pas besoin de lumière, la visibilité est
incroyable. Dès qu'on est sous l'eau, on aperçoit les autres plongeurs même à plus de
100', on voit tous les autres trous et les jeux de lumière causés par le soleil. C'est
absolument fascinant. Malgré l'absence de vie marine, ça reste une très belle plongée;
le déplacement en valait la peine. Le seul inconvénient de la plongée sous-glace, c'est
pas vraiment de la plongée autonome parce qu'on est attaché à son copain (c'est bon
pour Martin, ça) et surtout au tendeur, qui en surface est là pour te rappeler à la
dure réalité.
À 75', je tire deux coups sur la corde pour qu'on me donne du
"lousse". Malgré mes demandes répétées, tout ce que j'ai comme réponse
c'est non, t'as assez de jeu comme ça. J'ai levé la tête pour voir si c'était ma
blonde qui avait pris la place du tendeur ! Grrr, c'est pas ça de la plongée
autonome.
Après un petit lunch pris sur place avec les autres plongeurs (tout le monde
est d'accord, c'est "LA" plongée sous-glace de l'hiver), on saute dans l'auto
pour le retour à la maison à une heure raisonnable.
Paul Crépeau, Rock Forest, Qc |

Quelle magnifique plongée encore une fois cette année à Flinkote. Il est
majestueux de voir les plongeurs descendre à 200 pieds de nous dans un autre trou et quel
magnifique spectacle qu'est celui de voir cette remontée de bulles à travers les rayons
de soleil.......En plus.......Un beau bronzage.
Dommage que très peu de petits Diables étaient sur place !!!
Richard Paré, Boucherville, Qc |
Flinkote, ou le récit d'une belle
journée d'hiver
C'est un voyage
qui commence un peu de reculons. La météo avait prévu de la neige et ça ne me tentait
pas beaucoup de me taper 5 à 6 heures de route dans la même journée pour 20 minutes de
plongée...
Je me dis que la route va être longue, pour arriver là-bas
sous la neige et les nuages. Ça ne vaut pas vraiment le coup, et puis nous n'avons pas
encore passé à la boutique de plongée pour remplir mes cylindres. Alors avec tous ces
facteurs désagréables, j'essaie de convaincre ma partenaire (en passant, ma partenaire
est Tania, oui oui, la belle et charmante Luxembourgeoise qui accompagne nul autre que le
plongeur solitaire (hein, j'en fais des jaloux là !). Donc, j'essaie de la convaincre que
ce serait mieux si on allait à mon chalet faire la plongée. Ça ne prend qu'une heure et
quart pour se rendre et ça ne coûte rien rendu sur place. Rien à faire, Tania c'est à
Flinkote qu'elle veut aller et nulle part ailleurs !
Alors on passe à la boutique pour remplir les cylindres
("bouteilles" pour Tania) et pour louer une veste ("stab" pour Tania)
et un poids de 9 livres ("4 kilos" pour Tania), et nous partons pour
Thetford-Mines.
Finalement la route fut très belle, pas de neige en
vue, le soleil d'abord timide se fait de plus en plus étincelant. Les champs recouverts
de neige sont très beaux et la route est sèche et agréable à conduire. On se rend donc
là-bas sans embûche.
Sur place, tandis qu'on cherche un endroit où stationner,
on aperçoit un étrange personnage qui est tout essoufflé et qui monte la côte d'un pas
lourd. Lorsqu'on arrive à sa hauteur, il se retourne pour voir les nouveaux arrivants. La
tuque toute croche sur la tête, il a le regard d'un prédateur prêt à fondre sur sa
proie, finalement nous connaissons ce personnage, c'est nul autre que Serge Boudreau le
sympathique Diable des Mers. Après quelques "bla bla" on trouve une place pour
se stationner. Tania va se changer dans un abris prévu à cet effet et moi je me change
à côté de ma camionnette. Il fait si chaud que même les "fesses à l'air" je
n'ai pas froid du tout. Une fois changé, je me rend sur le site et rencontre un autre
Diable des Mers, Paul Crépeau, et les "bla bla" continuent...
On se prépare à plonger. Un trou est libre pour nous, moi
vêtu de tout mon attirail habituel sauf de ce que je n'ai pas de besoin. Tania, en
parfaite européenne, porte fièrement son vêtement Mares semi-étanche. Faut aussi
savoir que Tania est équipée d'une veste louée, de mon cylindre à moi, d'une ceinture
de plomb empruntée à une demoiselle sur place plus 2 plombs empruntés à notre plongeur
de sécurité et d'un détendeur emprunté à un autre plongeur. Tania vérifie sa
quantité d'air et affiche un air des plus surpris. Elle me dit que sa bouteille est
remplie à 3,000, je lui dis "parfait", mais elle me demande "3,000 ça
fait combien ?" Je lui répond que 3,000 c'est 3,000. Elle me dit qu'elle est
habituée de plonger avec 200. "Ouin, ben ici à 200 tu commences à soulever les
roches pour trouver de l'air". Je pensais lui dire que c'est à peu près la même
chose parce que sa bouteille contient 80 pieds cubes, mais je me résigne à la dernière
seconde parce qu'elle m'aurait demandé combien ça fait en litres cubes. Grrr...
On se glisse à l'eau et là c'est l'émerveillement..., de bien courte
duré parce que Tania n'a pas assez de plomb et remonte. C'est à ce moment qu'elle
emprunte 2 plombs à notre plongeur de sécurité. Elle demande 2 ou trois kilos de plus,
mais notre plongeur lui demande ça fait combien en kilos......... Grrr et re-grrrr.
Et plouf ! Nous repartons, ce coup là c'est le bon, 30 minutes de plongée, 30
minutes de merveilles.
D'abord l'eau est des plus claire; pas de matière en suspension. L'eau est d'un
beau bleu. On descend jusqu'à 45 pieds et on regarde le plafond, on voit les trous où
les plongeurs sont suspendus à leur corde comme des marionnettes de théâtre, c'est
très impressionnant. On longe le fond quelques minutes et on arrive là où le rayon de
lumière de notre trou touche le sol. Fantastique ! Des centaines de mini spectres de
lumière de toutes les couleurs dansent sur le fond. J'en profite pour faire quelques
niaiseries avec l'ombre de Tania au-dessus de sa tête.
Puis on remonte toucher la glace et on explore, c'est
vraiment fantastique. Quand on est proche et qu'on regarde avec un angle réduit, on voit
à travers la glace sur de grandes distances. Telle un fromage suisse, la glace est
constituée de trous juste assez gros pour y passer un doigt.
À un autre endroit on trouve un trou dans le plafond assez
gros pour y passer la tête. Là, c'est la surprise totale, des tunnels voyagent entre
deux couches de glace, c'est super beau. Les tunnels sont à peu près de la taille d'un
bras d'homme. De temps en temps je joue avec les bulles qui traînent sous la glace.
Un autre détail amusant est de voir les colonnes de bulles
qui remontent de l'abysse, laissées par des plongeurs en profondeur. On a aussi croisé
un poisson solitaire qui nageait près de la glace, mais il est resté trop loin pour
qu'on puisse l'identifier. Selon les racontars de la place, il s'agirait d'une truite
arc-en-ciel. Le plus dommage est de ne pas avoir vu un poisson de la taille de celui qui
était pendu à une corde avec un écriteau qui disait que ce poisson avait été pêché
dans la mine même. Peut-être que nous ne somme pas descendus assez profond...
Depuis quelques minutes déjà Tania se tient la tête avec la main, je lui
demande si elle a froid et me répond que oui et veut sortir. Ok, pas de problème, on
revient lentement au trou et on ressort émerveillés d'une si belle plongée.
À la sortie, je remarque un plongeur qui depuis que
je suis arrivé se cherche un partenaire et n'a pas encore trouvé. Comme la plongée n'a
duré que 30 minutes, mon cylindre n'est même pas entamé aux deux tiers, alors je lui
propose d'être son partenaire pour une quinzaine de minutes.
Après
seulement 15 minutes de pause, je débute une seconde plongée sous les yeux de plusieurs
personnes qui sont un peu étonnées que je reparte sous l'eau vêtu seulement de mon
vêtement isothermique. Deuxième plongée et deuxième fois à être émerveillé par la
translucidité de la glace, par les trous formés par les bulles de plongeurs et par les
rayons de lumière des trous, même qu'en explorant le bord j'ai remarqué l'ombre des
gens qui se promenaient à la surface. Une chose qui était bien amusante était lorsque
nous sommes passés sous une immense accumulation d'air sous la glace, environ grand comme
une table de ping pong, Robert me faisait dos et s'amusait à bousculer l'air d'un bord à
l'autre avec ses mains, moi derrière lui je regardais son reflet comme si c'était un
miroir liquide. C'était drôle de le voir se déformer dans tous les sens et de revenir
presque normal et de se faire brasser à nouveau à chaque respiration qui dérangeait la
bulle d'air.
Au bout de 20 minutes je commence à avoir froid, alors je le signale à mon
partenaire qui accepte de terminer la plongée. J'ai beau être "le dur à cuire des
eaux froides" comme l'ont déjà mentionné certains, j'ai mes limites quoique
j'aurais pu rester encore 10 minutes sans subir de dommage. Mais bon, mon partenaire n'en
était pas à sa première plongée non plus ce jour là, alors on est sorti.
Retour à ma camionnette et échange rapide de vêtement car maintenant que le
soleil est en partie caché par une montagne "il fait frette les fesses à
l'air". Retour à Montréal sur une route droite et monotone maintenant que le soleil
est couché, mais la tête bourrée de souvenirs peu commun. Dire que moi je voulais aller
au chalet et que j'aurais manqué tout ça !
Merci Tania.
Martin Bouchard, Montréal, Qc |
| Au départ, j'ai du mal à comprendre la profondeur du lac,
la longueur de la corde de sécurité, l'air dans ma bouteille (qui s'appelle
"cylindre" ici...) de trouver les bons lest (bien qu'il y avait encore des
erreurs de calculs à la fin) etc. etc. etc. Puis
tu commences ta plongée longuement espérée et tu ne descends pas !!! Tu joues au
phoque, tu sors la tête de l'eau et tu demandes un autre kilo, et là t'as une dizaine de
têtes qui te regardent d'un air pas mal stupéfié: "Qu'est-ce qu'elle veut?"--"Moé-lâ
j'connais que les livres!!"--"Est-ce qu'il y a quelqu'un qui peut me dire
combien ça fait en livres?".... Heureusement que vous comptez la durée de la
plongée en minutes, sinon on devrait faire encore quelques conversions de plus... ;-))
Mais sinon, c'était une superbe belle plongée, ma première
vraie sous-glace. J'ai vraiment adoré rester à quelques pieds (?? je sais pas
combien...) sous la glace et admirer le spectacle de la lumière, de la glace, de l'eau et
des bulles d'air.
Tania Giberyen, Montréal, Qc |
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